Disons-le franchement. La presse à pirates est la presse la plus hypocrite du monde. Ces fanzines vous rappellent trois fois par page que pirater c’est pas bien, ça peut vous conduire en prison, en donnant à tous les apprentis crackers les recettes à 2 balles pour exercer cette activité.

Patates Mag'
Explosif N°3
Sommaire 
:

 1) Avertissement : le piratage est un crime.
 
2) Tous les bons plans  pour éclater les sites... et se protéger !      
 3) Pirater c'est pas bien mais alors pas bien du tout.
 4) France Telecom prout, Microsoft caca prout !            
 5) Interview du commissaire Dugenou du scssbrddsti qui nous dit "pirater c'est pas bien" .
 6) IRC, comment pourrir un chan... et se protéger !
 7) Attention, le piratage, il faut pas (rappel).
 8) les salauds qui refusent notre pub ! Patates Mag' censuré !
 9) les copieurs de cartouches  (Attention : le copieur c’est légal pas la copie - sauf sauvegarde- mdr, lol, mouarff)
10) Comment sniffer un réseau switché... et se protéger !
11) Comment décrypter des images de cul graves... et se branler  !
12) MsDaube, mdr elle est bonne, MicroMou, lol encore mieux, M$.. ça alors où ils vont chercher tout ça...

 
Etc, etc...

A ce niveau de précautions et de recommandations, on se demande pour quoi leur magazine ne s'appelle pas "Sécurité Mag'"

A titre d'exemple un petit extrait :

"les micros espions sont interdits ? De toute façon, ils n'ont qu'une portée limitée... Un téléphone portatif, c'est petit, c'est discret et cela peut se cacher n'importe où (faux plafond, etc...) ! Choisissez simplement un modèle capable de décrocher automatiquement et dont la sonnerie pourra être désactivée. De préférence, équipez le d'une Mobicarte acquise sous un faux nom".... et pour finir comme d'hab : "mais la manipulation décrite tombe sous le coup de l'article 226 du Code pénal".

Ben voyons... Après avoir lu ça,  soit Jean-Kevin se prend de passion pour les études de droit soit il se sert de son BiBop pour espionner les débats amoureux  de sa grande soeur Marie-Monique.

A remarquer : les accointances de cette presse/fanzine avec des sites de rebelz à poils durs déjà évoqués sur ces pages.
Tout ça fleure bon le microcosme pataugeant dans le business de la rebelle attitude lucrative à destination des adolescents perturbés.

L'imagerie, le ton, les pseudos débiles, la paranoïa, l'hypocrisie, bref le fond (de commerce) et la forme sont les mêmes. Ils surfent en permanence entre la dénonciation de pratiques douteuses du marché, la haine de Microsoft et la description détaillée des délits informatiques.

Leurs spécialités : jouer les vierges outragées et cracher sur le reste de la profession coupable de relations contre-nature avec les éditeurs de logiciel (ce qui n'est pas toujours faux :-).